London Zoo


Warning: Illegal string offset 'filter' in /homepages/24/d147758718/htdocs/SITEPEMPHOTO/wp-includes/taxonomy.php on line 1404

Dimanche dernier Pam (lire son Article sur le Zoo) et moi avons été faire un saut au zoo de Londres. Ça faisait bien des années que je n´avais pas mis les pieds dans un zoo. Je m´attendais à un zoo, heu, comment dire… classique ! C´est à dire le genre de zoo ou j´allais quand j´étais petit… avec des animaux couchés, amorphes, au fond de leur cage. Bref, un peu dans le genre du zoo de Vincennes, cette curieuse ménagerie si bien décrite par Bénabar dans « le zoo de Vincennes » (cf texte en bas de l’article).

En fait, j´avais tout faux ! Le zoo de Londres et vraiment innovant
Pour attirer le visiteur (et le convaincre de payer £17 !! :|, le zoo de Londres a su/du redoubler d´ingéniosité.

Premièrement, il est très grand (nous y avons passé plus de 5 heures) et avec de très nombreuses espèces… de la fourmi à la girafe, du lézard au tigre, du perroquet au pingouin, du noctarium à l´aquarium, il y en a pour tous les goûts !

Outre cela, le Zoo propose quotidiennement des conférences organisées par le personnel et souvent illustrées par des expériences réalisées avec les animaux.

Encore mieux, pour être sûr de voir le lion en activité, pourquoi ne pas lui rendre visite à l’heure de sa pâtée? La carte du zoo contient toutes les infos nécessaires pour être toujours plus près et mieux observer les animaux.

Enfin, la dernière idée du zoo s´appelle «meet the animals». Il s´agit tout simplement d´espaces où les animaux peuvent évoluer en semi-liberté. Au visiteur de s´inviter dans leur environnement naturel récréé pour l´occasion. Ainsi au « Butterfly Paradise », grande serre où la température avoisine les 35°C, il est possible de voir évoluer des centaines de magnifiques papillons qui n´hésiteront pas à se poser sur vous si vous êtes chanceux (bon évidement s´ils ne se posent pas dans votre dos ou sur votre tête 😛).

Un peu plus loin, c´est la foret tropicale qui est recrée. Il fait également très chaud mais c´est surtout l´humidité qui dérange ! Heureusement que les singes sont la pour nous divertir. Ils sautent partout, n´hésitent pas à venir nous observer de tout près et viennent également manger dans des coupelles judicieusement placées à quelques dizaines de centimètres au dessus de nos têtes.

Deux grandes volières permettent d´approcher de magnifiques oiseaux tropicaux… à photographier sans modération (et sans grillage, c´est encore plus beau). Il faudra cependant bien observer et écouter pour débusquer animaux cachés entre les feuilles.

Ce principe qui a fait le succès du biodôme de Montréal qui recrée 4 écosystèmes différents, semble également attirer les Londoniens si l´on en croit le nombre des personnes présentes dimanche dernier ! Maintenant je ne me souviens pas avoir pu approcher les animaux du biodôme d´aussi près.

Quelques photos de notre visite :

Mes petits chouchous : les Squirrel monkeys !! trop beaux !

A « big cat » comme y disent ici !!

Des papillons

Celui ci devait bien faire la taille de ma main. On se demande comment il vole avec les énormes trous qu’il a dans les ailes.

Un petit pingouino pensif

Attention, certain animaux se promènent en complète liberté ! :S

Sophie dans toute sa splendeur

Celui ci se régale d’un grain de raisin presque aussi gros que sa tête !

Finalement le Zoo de Londres m´a réconcilié avec les zoos en général. En espérant que tous les zoo reprendront ce principe dans prochaines années. Je pense que le visiteur comme les animaux ont tout à y gagner !

Fini avec les Zoos à la Bénabar. Va falloir revoir le texte de ta chanson… c’est ballot… m’enfin qu’est ce que tu veux, c’est les risques du métier 😀

 

Le zoo de Vincennes (Bénabar – Les risques du Métier)

Le rhinocéros du zoo de Vincennes

Sa peau est une écorce qui craquelle, il traîne

Licorne monstrueuse aux paupières de terre glaise

Mastodonte de peine sans espoir de remise

Vieillard, un enclos de béton vieux
Vieille gloire, un hospice de banlieue
A l’étroit piégé dans le zoo de Vincennes
Une baleine noyée dans les eaux de la Seine

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo de Vincennes

Dans ce minable safari domestique
Où même le roi de la jungle abdique
Loin de la savane et des vastes plaines
Le lion est un vieux beau à bedaine

Crinière en calvitie, derrière son grillage
Il ne tourne même plus comme un lion en cage
A quoi bon encore jouer les bêtes féroces
Quand on ne fait même plus peur aux gosses

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo de Vincennes

Sous la volière des rapaces résignés
Regardent en l’air sans plus rien espérer
A côté les simagrées des singes sans gène
Et un petit train que les enfants dédaignent

Un couple d’éléphants piétine d’ennui
Aux défenses d’ivoire inutiles et ternies
Pour essayer d’atténuer la déprime qui les gagne
Faudrait un Lexomil gros comme un pain de campagne

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo de Vincennes

Est-ce que chez eux, les enfants d’Afrique
Vont visiter des parcs zoologiques
Pour voir enfermées des bêtes qui viennent de loin
des chats, des pigeons, des horodateurs ou des chiens

Le zoo de Vincennes, sinistre fête foraine
Arche de Noé de banlieue parisienne
Curieuse ménagerie triste et funèbre
Où les animaux s’emmerdent.

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo Vincennes
Dire que j’en suis l’indigène

Share Button
« »
Copyright Pierre-Etienne MOUHOT - © PEM 2013