L’afrique, si près… si loin !


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Montagnes Marocaines vues de notre hôtel à Tarifa  

Vue du Maroc depuis Tarifa
Vue des cotes marocaines de puis Tarifa

Le matin nous nous sommes réveillés à Chefchaouen, le soir nous dormions en Espagne.

La traversée Tanger/Tarifa n’aura durée que 30 minutes mais pourtant cela suffit à changer de continent… voire de monde !

Ici les touristes ne sont plus assaillis à chaque coin de rue. Les voitures ont toutes l’air neuves. Les rues sont propres, animées mais pas bondées, calmes… bref, aseptisées. Sur la plage, les filles, en bikini, font du topless. Au resto, les couscous et tajines laissent la place aux tapas. Fini les thés à la menthe… tant pis, je suis obligé de me rabattre sur une Bière :P. La nuit d’hôtel nous coûte 60€ – 4 fois plus cher qu’au Maroc – mais pour ce prix, la salle de bain est dans la chambre, on peut boire l’eau du robinet et surtout, les draps sentent bon 😐

Le lendemain nous quitterons Tarifa en bus… dans un bus neuf, climatisé, quasiment vide mais qui partira quand même à l’heure. Pas de bakchich à donner pour prendre son billet ou mettre son sac en soute. Pas une personne ne vomira pendant le trajet ! Le bus ne s’arrêtera pas non plus dans tous les patelins. Le trajet Tarifa/Séville censé être direct sera… vraiment direct ! On arrivera même à l’heure !

Plus de doutes, on est de retour en Europe.

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Cascades d’Ouzoud


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Sans doute l’un des plus beaux coins du Maroc, les cascades d’Ouzoud faisaient partie de notre périple. Et pourtant nous n’avions pas réellement prévu de passer par là… Certes magnifiques mais vraiment trop touristiques et difficiles d’accès, nous nous étions résignés à les écarter de notre parcours.
Il faut dire qu’il n’est pas vraiment évident de rejoindre le site. Depuis Marrakech, il faut prendre un bus jusqu’à Beni-Mellal (environ 160km soit 2h30) d´où il faut ensuite prendre un taxi pour revenir sur nos pas d’une bonne cinquantaine de bornes :-/. L’autre solution est de prendre un taxi jusqu’à Azilal puis d’en reprendre un autre pour faire les 30 derniers kilomètres.
Bref, pas simple, surtout que les Marocains sont plutôt arrangeant pour t’emmener partout tant que tu allonges les dirhams… Sinon bah faut attendre… attendre que le taxi se remplisse… ou que tu craques et payes pour la dernière place libre qu’il reste dans le taxi mais qui n’intéresse personne.

L’autre problème c’est qu’initialement on voulait faire l’aller/retour dans la journée depuis Marrakech mais plusieurs personnes (et nos guides) nous ont dit que, quitte à faire le déplacement (5/6h de route à 7 dans la bagnole et par 40°C) il valait mieux y dormir… plus facile à dire qu’à faire !
En plus le treck au Toubkal nous avait foutu en retard sur notre planning ! Du coup, on quitte Marrakech sans avoir vu les fameuses cascades d’Ouzoud. On fait une croix dessus puisque normalement nous ne devions pas repasser « dans le coin » !

Seulement voila, après une bonne semaine de route et plusieurs heures de bus dans les pattes, on était moins chaud pour faire le trajet Ouarzazate-Meknès via Er-Rachidia : 310+340km soit plus de 14h de bus pratiquement sans escale et en plein moyen Atlas…
Sur la carte ca paraissait plus court (en distance) mais nous avons heureusement rencontré des gens qui arrivaient épuisés de Meknès par cette route en piteux état. En plus, eux n’avaient pas eu de bol puisque leur bus était tombé en panne… (c’est presque étonnant avec leurs bus de toute dernière génération :-|)

Du coup, après la vallée du Dadès et notre escapade dans le désert, nous changeons notre fusil d’épaule et optons pour une meilleure route. Nous quittons donc Ouarzazate par le premier bus CTM – de loin la compagnie la moins craignos mais qui ne dessert que les principales villes – pour Marrakech. Après 4h30 de bus, on saute dans un petit taxi qui nous emmène au parking des grands taxis. On négocie un billet pour Azilal. Un seul taxi fait le trajet, heureusement il est là et maintenant on est 5 à faire le trajet. Le chauffeur attendra une bonne heure une éventuelle sixième personne avant qu’on ne se cotise pour payer la dernière place libre et, partir !! 2h plus tard nous arrivons sur un parking d’Azilal qui sert autant de gare routière que de terminus à taxi (que d’urinoirs publics). Nous ne restons pas et repartons illico pour, cette fois, les cascades d’Ouzoud ! Espérons que ca en vaille le détour !!! Le chauffeur, pas pressé, s’arrête faire quelques courses, faire le plein, vérifier la pression des pneus (un truc qu’il doit faire une fois par an… quand on est là évidement :/).

On arrive enfin ! On se fait, comme il se doit, sauter dessus par une foule de gens qui nous proposent les meilleurs hôtels avec les plus belles vues et pour évidement, moins cher que leurs voisins. Le problème c’est qu’on va au camping nous ! D’après la guide il est au pied des chutes et s’appelle « Le Panard« . Nous sommes d’ailleurs les seuls clients. Nous choisissons de passer la nuit sous une espèce de tente berbère, quasiment à la belle étoile. Une fois délestés de nos sacs à dos, nous sommes prêt à aller explorer les environs et particulièrement les cascades puisque nous ne les avons vues que depuis le haut. La descente s’étant faite à l’ombre des oliviers (Ouzoud veut dire olive en Berbère).

Nous découvrons donc ce site splendide tout en cherchant un resto pour le soir. Malgré la dizaine de troquets, le choix semble être assez restreint. Au menu c’est (encore) tagine, tagine ou tajine… nous optons donc pour le menu : Crudités, Tajine, pâtisserie, fruits, boisson et thé à la menthe pour moins de 8EUR. Le choix du resto se fera uniquement en fonction de la vue et de la propreté apparente des lieux. Le tajine n’est pas le meilleur qu’on ait gouté mais on a bien la dalle! Les fruits en revanche sont délicieux.
En plein repas, alors que nous avons les yeux rivés sur la cascade qui nous fait face, on voit débarquer sur notre table une étrange boule de poils qui, en rien de temps, nous vide la panière à pain. On avait bien lu dans les guides que des singes Magot rodaient par là, mais on ne pensait pas les voir de si près ! Je n’ai que mon 100mm macro sur moi, je suis obligé de me reculer pour les prendre en photo !!
De retour au camping, négocions avec l’unique autre être humain du camping (une pitite grenouille) pour occuper la douche. Le camping est assez rustique et il n’y a pas l’électricité. Les sanitaires sont éclairés à la bougie et c’est tout un art pour placer la bougie assez près du trou pour le voir mais pas trop non plus pour pas risquer l’explosion en cas de coup de grisou :). Pas évident non plus de ne pas éclabousser la minuscule flamme en prenant sa douche ! Finalement, nous nous couchons presque à la belle étoile sous un magnifique ciel étoilé. Le son des chutes d’eau au loin et le bruit (pas très rassurant) des insectes et autre petites bestioles tout près ! Grrr. Heureusement en 2 petites minutes nous suffisent pour nous endormir !

Les guides avaient bien raison de nous conseiller de dormir sur place. Nous avons très bien dormi et, sans y passer la nuit, nous n’aurions pas vu les singes qui visiblement ne se montrent que le soir ou tôt le matin. En partant le samedi matin, nous avons croisé des dizaines de familles marocaines qui viennent passer le week-end au « calme ».

Voici maintenant quelques photos pour illustrer cet article que je voulais court (désolé j’ai encore failli !!)

 

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A la conquète du Toubkal


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Durant notre semaine à Marrakech, Abdelkarim, notre cher hôte, ne pouvant pas nous accompagner lui-même nous a aidé à trouver un guide pour nous emmener au sommet du Mont Toubkal. Le point le plus haut de l’Afrique du nord culmine à 4167m et attire chaque année quelques milliers de touristes. C’est un sommet assez facile d’accès du point de vue technique mais qui demande tout de même d’avoir une bonne condition physique et de bonnes chaussures.

Le guide que nous avions réservé devait nous emmener tous les deux au sommet. Évidement ça ne s’est pas vraiment passé comme ca. Le matin, à l’heure du rendez-vous, notre guide nous attend avec 3 jeunes anglais. Ils feront l’ascension avec nous. Il nous affrète un grand taxi pour Imlil, attend que l’on s’entasse dedans et nous averti qu’il nous y retrouve un peu plus tard. Enfin, nous voilà parti. On profite du voyage pour discuter avec nos nouveaux compagnons de souffrance. Le trek est sensé durer 3 jours alors autant faire connaissance. Comme quoi, ça sert de parler anglais, même au Maroc ! Les 65km de route passent vite surtout que notre chauffeur n’essaye plus de nous arrêter dans tous les lieux touristiques étant donné qu’on lui a fait comprendre qu’on s’en foutait un peu et surtout qu’on n’achèterait rien.

Arrivé à Imlil, commence une bonne heure d’attente. On ne sait pas où est le guide. Quand finalement il arrive, c’est en fait pour nous présenter un autre « guide » qui lui nous accompagnera jusqu’au sommet du Toubkal. On fait également connaissance avec nos 2 mules, leur muletier ainsi que le cuistot de l’équipe.
On part enfin pour 2427m de montée… 😎
Bref arrêt à la sortie du village pour acheter à la boucherie, la viande qu’il nous faut pour tenir les 3 prochains jours. Celle-ci est chargée directement dans le panier de la mule. Le sac plastique en plein soleil, la chaîne du froid est respectée, y’a pas de doute ! 😐

Et là c’est parti. Ça monte doucement à flanc de coteau. On arrive bien vite à un petit village où l’on s’arrête déjà pour manger. Ça ne fait même pas une heure qu’on marche !! Contrairement à toute attente, ils nous servent un bon plat de pâtes. Il va nous falloir des sucres lents…
Les 5 heures qui suivirent le repas servirent à dépenser ces sucres lents… en montant… lentement. A ce rythme, on a bien le temps d’apprécier les magnifiques paysages que nous traversons.
Après quasiment 1500m de dénivelé positif, nous arrivons enfin au refuge.

On préfère attendre que la douche chaude se libère plutôt que d’en prendre une froide. L’eau est tellement glacée que c’est déjà dur de s’en servir pour se laver les mains ou les dents… On mange rapidement notre tajine préparé par notre cuistot. La viande, pas très tendre, a dû cuire au soleil pendant l’ascension.

Après le repas, on va se coucher. La nuit sera courte puisque le réveil est fixé à 4h15. Elle ne sera pas très reposante non plus puisque le dortoir complet sent les pieds qui ont bien macérés et la moitié des personnes ronfle tandis que l’autre remue puisqu’elle ne peut pas dormir !! [:s]

On quitte le refuge vers 4h45 presque aussi fatigués que la veille. Il y a encore 1000m de dénivelé. On arrivera finalement au sommet vers 9h30. On reprend quelques forces puis entamons la redescente. Vers 13h on est de retour au refuge pour un repas bien mérité. Une heure après, nous repartons pour Imlil.
Normalement nous devrions nous arrêter à une heure de marche d’Imlil, pour manger et dormir dans une auberge mais finalement nous décidons de rentrer le soir même à Marrakech. Nous prenons donc un chemin un peu différent de celui que nous avons pris à l’aller. Le paysage est magnifique, les parents travaillent dans les champs et les enfants jouent dans les rues des petits villages que nous traversons.

On arrivera (enfin) en bas vers 18h30, après plus de 12h de marche, 1000m de montée et 2500m de descente !

Nous attendons que les chauffeurs de taxi sortent de la mosquée pour reprendre la route. Le retour se fera dans le silence, tout le monde étant relativement crevé… y compris le chauffeur que Pam essayera tant bien que mal de tenir éveillé !

Enfin voila tout ça pour ça :

Panorama depuis le sommet du mont Toubkal
Panorama depuis le sommet du Mont Toubkal

 

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