Portraits de Macaques


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 Quelques portraits des habitants de Railay 

 

 

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Cascades d’Ouzoud


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Sans doute l’un des plus beaux coins du Maroc, les cascades d’Ouzoud faisaient partie de notre périple. Et pourtant nous n’avions pas réellement prévu de passer par là… Certes magnifiques mais vraiment trop touristiques et difficiles d’accès, nous nous étions résignés à les écarter de notre parcours.
Il faut dire qu’il n’est pas vraiment évident de rejoindre le site. Depuis Marrakech, il faut prendre un bus jusqu’à Beni-Mellal (environ 160km soit 2h30) d´où il faut ensuite prendre un taxi pour revenir sur nos pas d’une bonne cinquantaine de bornes :-/. L’autre solution est de prendre un taxi jusqu’à Azilal puis d’en reprendre un autre pour faire les 30 derniers kilomètres.
Bref, pas simple, surtout que les Marocains sont plutôt arrangeant pour t’emmener partout tant que tu allonges les dirhams… Sinon bah faut attendre… attendre que le taxi se remplisse… ou que tu craques et payes pour la dernière place libre qu’il reste dans le taxi mais qui n’intéresse personne.

L’autre problème c’est qu’initialement on voulait faire l’aller/retour dans la journée depuis Marrakech mais plusieurs personnes (et nos guides) nous ont dit que, quitte à faire le déplacement (5/6h de route à 7 dans la bagnole et par 40°C) il valait mieux y dormir… plus facile à dire qu’à faire !
En plus le treck au Toubkal nous avait foutu en retard sur notre planning ! Du coup, on quitte Marrakech sans avoir vu les fameuses cascades d’Ouzoud. On fait une croix dessus puisque normalement nous ne devions pas repasser « dans le coin » !

Seulement voila, après une bonne semaine de route et plusieurs heures de bus dans les pattes, on était moins chaud pour faire le trajet Ouarzazate-Meknès via Er-Rachidia : 310+340km soit plus de 14h de bus pratiquement sans escale et en plein moyen Atlas…
Sur la carte ca paraissait plus court (en distance) mais nous avons heureusement rencontré des gens qui arrivaient épuisés de Meknès par cette route en piteux état. En plus, eux n’avaient pas eu de bol puisque leur bus était tombé en panne… (c’est presque étonnant avec leurs bus de toute dernière génération :-|)

Du coup, après la vallée du Dadès et notre escapade dans le désert, nous changeons notre fusil d’épaule et optons pour une meilleure route. Nous quittons donc Ouarzazate par le premier bus CTM – de loin la compagnie la moins craignos mais qui ne dessert que les principales villes – pour Marrakech. Après 4h30 de bus, on saute dans un petit taxi qui nous emmène au parking des grands taxis. On négocie un billet pour Azilal. Un seul taxi fait le trajet, heureusement il est là et maintenant on est 5 à faire le trajet. Le chauffeur attendra une bonne heure une éventuelle sixième personne avant qu’on ne se cotise pour payer la dernière place libre et, partir !! 2h plus tard nous arrivons sur un parking d’Azilal qui sert autant de gare routière que de terminus à taxi (que d’urinoirs publics). Nous ne restons pas et repartons illico pour, cette fois, les cascades d’Ouzoud ! Espérons que ca en vaille le détour !!! Le chauffeur, pas pressé, s’arrête faire quelques courses, faire le plein, vérifier la pression des pneus (un truc qu’il doit faire une fois par an… quand on est là évidement :/).

On arrive enfin ! On se fait, comme il se doit, sauter dessus par une foule de gens qui nous proposent les meilleurs hôtels avec les plus belles vues et pour évidement, moins cher que leurs voisins. Le problème c’est qu’on va au camping nous ! D’après la guide il est au pied des chutes et s’appelle « Le Panard« . Nous sommes d’ailleurs les seuls clients. Nous choisissons de passer la nuit sous une espèce de tente berbère, quasiment à la belle étoile. Une fois délestés de nos sacs à dos, nous sommes prêt à aller explorer les environs et particulièrement les cascades puisque nous ne les avons vues que depuis le haut. La descente s’étant faite à l’ombre des oliviers (Ouzoud veut dire olive en Berbère).

Nous découvrons donc ce site splendide tout en cherchant un resto pour le soir. Malgré la dizaine de troquets, le choix semble être assez restreint. Au menu c’est (encore) tagine, tagine ou tajine… nous optons donc pour le menu : Crudités, Tajine, pâtisserie, fruits, boisson et thé à la menthe pour moins de 8EUR. Le choix du resto se fera uniquement en fonction de la vue et de la propreté apparente des lieux. Le tajine n’est pas le meilleur qu’on ait gouté mais on a bien la dalle! Les fruits en revanche sont délicieux.
En plein repas, alors que nous avons les yeux rivés sur la cascade qui nous fait face, on voit débarquer sur notre table une étrange boule de poils qui, en rien de temps, nous vide la panière à pain. On avait bien lu dans les guides que des singes Magot rodaient par là, mais on ne pensait pas les voir de si près ! Je n’ai que mon 100mm macro sur moi, je suis obligé de me reculer pour les prendre en photo !!
De retour au camping, négocions avec l’unique autre être humain du camping (une pitite grenouille) pour occuper la douche. Le camping est assez rustique et il n’y a pas l’électricité. Les sanitaires sont éclairés à la bougie et c’est tout un art pour placer la bougie assez près du trou pour le voir mais pas trop non plus pour pas risquer l’explosion en cas de coup de grisou :). Pas évident non plus de ne pas éclabousser la minuscule flamme en prenant sa douche ! Finalement, nous nous couchons presque à la belle étoile sous un magnifique ciel étoilé. Le son des chutes d’eau au loin et le bruit (pas très rassurant) des insectes et autre petites bestioles tout près ! Grrr. Heureusement en 2 petites minutes nous suffisent pour nous endormir !

Les guides avaient bien raison de nous conseiller de dormir sur place. Nous avons très bien dormi et, sans y passer la nuit, nous n’aurions pas vu les singes qui visiblement ne se montrent que le soir ou tôt le matin. En partant le samedi matin, nous avons croisé des dizaines de familles marocaines qui viennent passer le week-end au « calme ».

Voici maintenant quelques photos pour illustrer cet article que je voulais court (désolé j’ai encore failli !!)

 

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London Zoo


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Dimanche dernier Pam (lire son Article sur le Zoo) et moi avons été faire un saut au zoo de Londres. Ça faisait bien des années que je n´avais pas mis les pieds dans un zoo. Je m´attendais à un zoo, heu, comment dire… classique ! C´est à dire le genre de zoo ou j´allais quand j´étais petit… avec des animaux couchés, amorphes, au fond de leur cage. Bref, un peu dans le genre du zoo de Vincennes, cette curieuse ménagerie si bien décrite par Bénabar dans « le zoo de Vincennes » (cf texte en bas de l’article).

En fait, j´avais tout faux ! Le zoo de Londres et vraiment innovant
Pour attirer le visiteur (et le convaincre de payer £17 !! :|, le zoo de Londres a su/du redoubler d´ingéniosité.

Premièrement, il est très grand (nous y avons passé plus de 5 heures) et avec de très nombreuses espèces… de la fourmi à la girafe, du lézard au tigre, du perroquet au pingouin, du noctarium à l´aquarium, il y en a pour tous les goûts !

Outre cela, le Zoo propose quotidiennement des conférences organisées par le personnel et souvent illustrées par des expériences réalisées avec les animaux.

Encore mieux, pour être sûr de voir le lion en activité, pourquoi ne pas lui rendre visite à l’heure de sa pâtée? La carte du zoo contient toutes les infos nécessaires pour être toujours plus près et mieux observer les animaux.

Enfin, la dernière idée du zoo s´appelle «meet the animals». Il s´agit tout simplement d´espaces où les animaux peuvent évoluer en semi-liberté. Au visiteur de s´inviter dans leur environnement naturel récréé pour l´occasion. Ainsi au « Butterfly Paradise », grande serre où la température avoisine les 35°C, il est possible de voir évoluer des centaines de magnifiques papillons qui n´hésiteront pas à se poser sur vous si vous êtes chanceux (bon évidement s´ils ne se posent pas dans votre dos ou sur votre tête 😛).

Un peu plus loin, c´est la foret tropicale qui est recrée. Il fait également très chaud mais c´est surtout l´humidité qui dérange ! Heureusement que les singes sont la pour nous divertir. Ils sautent partout, n´hésitent pas à venir nous observer de tout près et viennent également manger dans des coupelles judicieusement placées à quelques dizaines de centimètres au dessus de nos têtes.

Deux grandes volières permettent d´approcher de magnifiques oiseaux tropicaux… à photographier sans modération (et sans grillage, c´est encore plus beau). Il faudra cependant bien observer et écouter pour débusquer animaux cachés entre les feuilles.

Ce principe qui a fait le succès du biodôme de Montréal qui recrée 4 écosystèmes différents, semble également attirer les Londoniens si l´on en croit le nombre des personnes présentes dimanche dernier ! Maintenant je ne me souviens pas avoir pu approcher les animaux du biodôme d´aussi près.

Quelques photos de notre visite :

Mes petits chouchous : les Squirrel monkeys !! trop beaux !

A « big cat » comme y disent ici !!

Des papillons

Celui ci devait bien faire la taille de ma main. On se demande comment il vole avec les énormes trous qu’il a dans les ailes.

Un petit pingouino pensif

Attention, certain animaux se promènent en complète liberté ! :S

Sophie dans toute sa splendeur

Celui ci se régale d’un grain de raisin presque aussi gros que sa tête !

Finalement le Zoo de Londres m´a réconcilié avec les zoos en général. En espérant que tous les zoo reprendront ce principe dans prochaines années. Je pense que le visiteur comme les animaux ont tout à y gagner !

Fini avec les Zoos à la Bénabar. Va falloir revoir le texte de ta chanson… c’est ballot… m’enfin qu’est ce que tu veux, c’est les risques du métier 😀

 

Le zoo de Vincennes (Bénabar – Les risques du Métier)

Le rhinocéros du zoo de Vincennes

Sa peau est une écorce qui craquelle, il traîne

Licorne monstrueuse aux paupières de terre glaise

Mastodonte de peine sans espoir de remise

Vieillard, un enclos de béton vieux
Vieille gloire, un hospice de banlieue
A l’étroit piégé dans le zoo de Vincennes
Une baleine noyée dans les eaux de la Seine

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo de Vincennes

Dans ce minable safari domestique
Où même le roi de la jungle abdique
Loin de la savane et des vastes plaines
Le lion est un vieux beau à bedaine

Crinière en calvitie, derrière son grillage
Il ne tourne même plus comme un lion en cage
A quoi bon encore jouer les bêtes féroces
Quand on ne fait même plus peur aux gosses

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo de Vincennes

Sous la volière des rapaces résignés
Regardent en l’air sans plus rien espérer
A côté les simagrées des singes sans gène
Et un petit train que les enfants dédaignent

Un couple d’éléphants piétine d’ennui
Aux défenses d’ivoire inutiles et ternies
Pour essayer d’atténuer la déprime qui les gagne
Faudrait un Lexomil gros comme un pain de campagne

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo de Vincennes

Est-ce que chez eux, les enfants d’Afrique
Vont visiter des parcs zoologiques
Pour voir enfermées des bêtes qui viennent de loin
des chats, des pigeons, des horodateurs ou des chiens

Le zoo de Vincennes, sinistre fête foraine
Arche de Noé de banlieue parisienne
Curieuse ménagerie triste et funèbre
Où les animaux s’emmerdent.

Quel chagrin, quel triste monde
Où la savane se fane à l’ombre
De la fausse montagne du zoo Vincennes
Dire que j’en suis l’indigène

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Copyright Pierre-Etienne MOUHOT - © PEM 2013